4. Le transfert motivationnel

 

John Whitmore, un pilote automobile britanique, disait que la motivation est une question de choix. ” Je choisis ce que je veux pour moi ou ce que je dois aux autres et en cela les résultats sont bien différents lorsque je dois faire quelque chose et lorsque je veux faire quelque chose”.

 

1 – Talents d’un manager motivant

 

De nos jours, les contraintes économiques associées à un haut niveau de concurrence poussent de plus en plus les managers à se surpasser. Tous doivent maîtriser 4 talents :

  1. La planification.
  2. L’organisation.
  3. Le contrôle.
  4. La motivation.

De ces talents, la motivation est la plus vitale car les trois autres en dépendent. La motivation conditionne le rendement des individus qui, à son tour, détermine l’efficacité avec laquelle ils atteindront leurs objectifs.

 

Les managers doivent commencer par convaincre les salariés de la vision… puis les accompagner pur les aider à modifier leurs habitudes.

 

Les collaborateurs changeront automatiquement de comportements, d’où une amélioration des performances.

 

Quand ils auront constaté par eux-mêmes les avantages, ils se rangeront spontanément du côté du changement et la spirale ascendante continuera sa progression.

 

Les salariés qui ont connu beaucoup de programmes de changement sont devenus sceptiques. Les dirigeants doivent donc commencer par s’imposer un changement de comportement. Ensuite, avec l’amélioration de la performance, naissent la foi et la passion.

 

Un manager qui observe intuitivement ce qu’aiment faire les personnes de l’équipe et structure les choses de manière â ce qu’ils puissent faire ce qu’ils aiment d’une manière qui soit alignée avec sa vision de l’entreprise, obtient habituellement une augmentation remarquable de la performance.

 

2 – Cinq tactiques pour motiver une équipe

 

1. La communication

 

Il doit savoir communiquer avec ses collaborateurs au travers des échanges opérationnels, sur les priorités du service et leur organisation et sur la stratégie globale de l’entreprise.

 

2. La confiance

 

Il n’y a pas de motivation sans confiance (la confiance se gagne dans les relations humaines). Vos collaborateurs doivent connaître clairement les missions qui leur incombent ainsi que les objectifs associés.

 

3. La responsabilisation

 

Une façon de transmettre sa propre motivation est la délégation. Responsabiliser ses collaborateurs passe par les inciter à mettre en œuvre leurs idées, étendre leurs compétences et en les habituant à être autonomes.

 

4. La stimulation

 

Le manager doit savoir transmettre des impulsions à ses collaborateurs en lançant de temps en temps des à défis associés à une récompense. Il n’est nullement question ici de ne fonctionner qu’à coups de stimulation intellectuelle et d’oublier les tâches de fond.

 

5. La création d’un environnement positif

 

Il va sans dire que la motivation est étroitement liée à l’environnement dans lequel vos collaborateurs évoluent au quotidien. Le manager devra donc être attentif à l’ambiance de son service en apprenant à connaître chaque salarié et en agissant sur les problèmes capables de perturber leur niveau de motivation.

 

3 – Intégrité et loyauté : des qualités déterminantes

 

Chaque être humain à en lui un potentiel utilisé en fonction des limites qu’il se fixe inconsciemment. Pour exploiter tout son potentiel et surmonter ses propres limites, il a besoin d’énergie qui est le plaisir de faire et d’en obtenir une reconnaissance.

 

En fait, on ne devrait pas parler de motivation (qui est fondamentalement interne à l’individu) mais d’implication.

 

Ce sont les actes qui démontrent notre motivation et donc notre implication.

 

Est-il possible de s’impliquer, d’avoir des initiatives et d’être autonome si ce que l’on fait ne nous plaît pas et nous procure du stress ?

 

Outre la rémunération, le plaisir (les conditions de travail, l’ambiance, l’intérêt, la sérénité…), permettra notre persévérance.

 

Le plaisir c’est aussi de réaliser un travail qui s’inscrit dans un projet et dont nous comprenons le sens.

 

Outre le plaisir, des signes de reconnaissance sont une nécessité à notre implication : des félicitations, de l’intérêt, des encouragements… Si nous ne recevons pas de signes de reconnaissance positifs, nous en provoquerons inconsciemment des négatifs en faisant des « gaffes »…

 

L’indifférence étant la pire des choses pour un individu.

 

Nous sommes motivés par trois éléments : l’argent, le plaisir et la reconnaissance.

 

4. Questions pour être heureux et impliqué

 

Voici, ci-dessous, 12 questions, selon Marcus Buckingham, (auteur anglais, conférencier motivateur et consultant en affaires basé en Californie) auxquelles le collaborateur est suis censé répondre « oui » pour être heureux et impliqué :

 

  1. Suis-je au courant de ce qu’on attend de moi dans mon activité ?
  2. Pour que mon travail puisse se faire correctement, ai-je le matériel nécessaire ?
  3. Chaque jour, ai-je la possibilité d’exercer mes compétences ?
  4. Ai-je reçu des signes de reconnaissance la semaine écoulée pour mon activité ?
  5. Sur mon lieu de travail, ai-je une personne qui soutient mes progrès ?
  6. Mes supérieurs ou collaborateurs s’intéressent-ils à moi en tant qu’individu ?
  7. Mon opinion, a-t-elle de l’importance ?
  8. Est-ce que la vision de mon entreprise donne du sens à ce que je fais ?
  9. Mes collègues sont-ils motivés pour faire « du bon travail » ?
  10. Ai-je un ami véritable sur mon lieu de travail ?
  11. Quelqu’un a-t-il parlé de mes progrès les 6 derniers mois ?
  12. L’année écoulée m’a-t-elle permis d’apprendre, de progresser ?

 

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